Cancer du Côlon

Le dépistage organisé du cancer du côlon 

A qui s’adresse ce dépistage ?

Le dépistage du cancer colorectal concerne les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans, dits à risque moyen, c’est-à-dire sans symptôme apparent ni antécédent personnel ou familial d’adénome ou de cancer colorectal.

Une stratégie en 2 temps :

1. La réalisation d’un test : le GIP envoie aux personnes concernées une invitation à se rendre chez son médecin traitant pour y retirer un test de dépistage. Lors de la consultation, le médecin recherche la présence de signes d’alerte ou de facteurs de risque. S’il l’estime éligible au programme de dépistage organisé, il remet à son patient le test à réaliser à domicile. Le coût du test et son analyse sont entièrement pris en charge par l’Assurance maladie. 

LE TEST IMMUNOLOGIQUE NE NECESSITE PLUS QU'UN SEUL PRELEVEMENT, CONTRE 6 AUPARAVANT.

Un dispositif de recueil des selles et une tige (pour le prélèvement) sont fournis avec le test. Une fois le prélèvement effectué, la personne envoie le test au laboratoire d’analyses (enveloppe T fournie), en y joignant une fiche d’identification complétée. Les résultats de l’analyse sont transmis par le laboratoire à la personne concernée, à son médecin traitant ainsi qu’à la structure départementale en charge de l’organisation des dépistages, en vue du suivi du programme.

Dans 97 % à 98 % des cas, le test est négatif, ce qui signifie qu’aucun saignement n’a été détecté. La personne est invitée à le renouveler deux ans plus tard. Il lui est conseillé de consulter son médecin traitant si des symptômes ou signes d’alerte apparaissent dans l’intervalle (présence de sang dans les selles, troubles du transit d’apparition récente, douleurs abdominales inexpliquées et d’apparition récente, amaigrissement inexpliqué).

Si le test est positif (2 % à 3 % des cas), la personne est invitée à consulter son médecin traitant afin qu’il l’oriente vers un gastroentérologue pour réaliser une coloscopie. Dans ce cas, la personne n’est plus concernée par le programme de dépistage organisé, soit pour une durée de 5 ans, soit définitivement du fait de la mise en place d’une surveillance individualisée.

2. La coloscopie : effectuée par un gastroentérologue, pour les personnes ayant un résultat de test positif. La coloscopie constitue actuellement l’examen de référence pour mettre en évidence d’éventuelles anomalies du côlon ou du rectum. Elle permet aussi de retirer des polypes bénins (avant qu’ils n’évoluent en cancer) ou, plus rarement, des polypes malins.

Dans près de la moitié des cas, la coloscopie ne détecte aucune anomalie. Dans environ 30 % des cas, elle détecte un polype ou adénome et dans un peu moins de 10 % des cas, un cancer.

UN TEST PLUS SIMPLE, PLUS RAPIDE ET PLUS SENSIBLE